Les phases du cycle de la réponse sexuelle humaine

…avec un accent particulier sur les hommes

Réponse sexuelle humaine

Le cycle de la réponse sexuelle humaine est la totalité de la période pendant laquelle un individu est sexuellement stimulé et a des relations sexuelles avec une autre personne.

Les étapes de la réponse sexuelle sont similaires chez les hommes et les femmes mais ne sont pas identiques. Cela signifie que si les étapes des phases sont plus ou moins les mêmes pour les deux sexes dans leur succession et dans leurs caractéristiques générales, elles diffèrent dans leur mécanisme et pour d’autres aspects. Vous trouverez ci-dessous un aperçu général du cycle de la réponse sexuelle humaine, reprenant les caractéristiques considérées comme communes ou similaires pour les deux sexes. Il faut cependant garder à l’esprit  que ces étapes varient selon les individus. Les hommes et les femmes passeront d’une étape à l’autre dans le même ordre, mais la durée de chacune peut varier considérablement.

L’excitation (le désir)

L’excitation est la première phase du processus sexuel, au cours de laquelle le pouls et la respiration s’accélèrent, la pression artérielle s’élève et la peau peut présenter un rosissement (surtout chez les femmes). Cette phase de l’activité sexuelle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures et elle est souvent qualifiée de préliminaire. La prolongation des préliminaires contribue parfois à rendre les autres étapes plus intenses.

Cette première phase comporte 3 éléments : la pulsion sexuelle, la motivation sexuelle et le désir sexuel. Ceux-ci reflètent respectivement les aspects biologiques, psychologiques et sociaux du désir. La pulsion sexuelle est déclenchée par des mécanismes psychologiques et hormonaux. La libido est en outre fortement influencée par les hormones, les médicaments (elle est par exemple diminuée par les médicaments antihypertenseurs et augmentée par les composés dopaminergiques) et par les substances légales ou illégales (comme l’alcool et la cocaïne).

La caractéristique la plus importante de cette phase du cycle sexuel humain est la vasoconstriction. Elle se définit par une accumulation de sang dans la région pelvienne pendant la montée de l’excitation sexuelle, ce qui contribue à l’érection du pénis chez l’homme (et du clitoris chez la femme). La force de l’érection pendant cette phase dépend des stimuli sexuels.

Chez les hommes, l’acheminement du sang vers le pénis requiert un travail du système nerveux ainsi qu’un corps suffisamment détendu et dépourvu d’anxiété. La constriction des vaisseaux sanguins due au stress ou à l’anxiété empêche le sang d’entrer en quantité suffisante dans le pénis pour causer une érection. Pendant l’érection, le diamètre intérieur de l’urètre et le scrotum double et le scrotum se rétracte vers le corps.

De même, la tension musculaire corporelle augmente. Le pouls et la pression artérielle augmentent. Il est normal que, pendant le jeu sexuel, les hommes connaissent des moments où l’érection se perd puis revient La distraction peut causer une perte de l’excitation et de l’érection. Le bien-être émotionnel ou mental influence le désir, le mécanisme de l’excitation et donc le fonctionnement érectile. Une dépression par exemple, est associée à une augmentation des problèmes sexuels.

Le plateau

C’est la deuxième phase de l’excitation sexuelle au cours de laquelle les modifications physiques qui ont commencé pendant la première phase se poursuivent. L’excitation est provoquée par la stimulation psychologique et/ou physiologique. De multiples changements fonctionnels se produisent chez les hommes et les femmes en préparation de l’orgasme. Chez les hommes, une augmentation du flux sanguin provoque l’érection, modifie la couleur du pénis et relève les testicules. Chez les femmes se produit une lubrification du vagin, une tumescence du clitoris et un changement de couleur des lèvres. En général, le rythme cardiaque, la pression artérielle et le rythme respiratoire se modifient.

Chez les hommes, la taille du pénis augmente légèrement pendant cette deuxième étape de réponse sexuelle, en particulier vers le gland. Si une distraction survient pendant la phase en plateau, l’homme sera moins sujet à une perte d’érection que pendant la phase d’excitation. Les testicules grandissent de 50 pourcents ou plus et remontent près du corps. La tension musculaire augmente considérablement et les mouvements involontaires du corps s’amplifient à l’approche de l’orgasme. La fréquence cardiaque atteint 100 à 175 battements par minute. Habituellement, pendant la phase en plateau, on observe chez l’homme une petite quantité de liquide clair à l’ouverture de l’urètre, libérée par la glande de Cowper. Ce phénomène est connu comme liquide pré-éjaculatoire et sert à modifier l’équilibre du pH de l’urètre afin que les spermatozoïdes puissent survivre. Ce liquide pré-éjaculatoire peut être libéré pendant la phase d’excitation et varie pour chaque homme et pour chaque acte sexuel. Il est susceptible de véhiculer des maladies sexuellement transmissibles (MST) ou, parfois, du sperme resté dans l’urètre lors d’une précédente éjaculation.

Orgasme (paroxysme)

Il s’agit d’une série de contractions rythmique des muscles des parois du vagin ou du pénis, qui est aussi la troisième phase de la réponse sexuelle, et la plus courte de toutes les phases. La phase 3 dure en effet entre 3 et 25 secondes, avec une augmentation continue du rythme respiratoire et cardiaque (pouls), de la tension artérielle, et des contractions volontaires et involontaires de nombreux groupes musculaires. Chez les hommes, l’éjaculation est provoquée par la contraction de l’urètre, des vaisseaux, des vésicules séminales et de la prostate.

A l’inverse, chez les femmes, l’utérus et le tiers inférieur du vagin se contractent de manière involontaire. La sensation de l’orgasme est difficile à décrire mais hommes et femmes semblent en avoir la même expérience. Les hommes comme les femmes décrivent des contractions musculaires, une sensation de chaleur qui se propage dans la zone génitale et dans le corps, un sentiment dé légèreté ou de chute, un plaisir intense et un sentiment de béatitude.

Chez les hommes, le vrai paroxysme et l’éjaculation sont précédés d’une sensation intérieure distincte d’imminence de l’orgasme qu’on appelle le point d’inévitabilité éjaculatoire. Presque immédiatement, l’homme sent que l’éjaculation ne peut plus être enrayée. Le changement le plus notable dans le pénis pendant l’orgasme est l’éjaculation du sperme. Les muscles à la base du pénis et autour de l’anus se contractent rythmiquement, à des intervalles d’environ 0,8 secondes entre les trois ou quatre premières contractions. Physiologiquement, les sensations d’orgasme et de réponse de l’éjaculation sont deux fonctions distinctes. Un homme peut donc avoir un orgasme sans éjaculation et vice versa. Toutefois, ces deux fonctions s’accomplissent le plus souvent à peu près au même moment. Les hommes, pendant l’orgasme, ont souvent de fortes contractions musculaires involontaires dans le corps et peuvent se livrer involontairement à des poussées pelviennes. Les mains et les pieds sont agités de contractions spasmodiques et le corps tout entier peut s’arquer en arrière ou se contracter.

Résolution

La résolution est la phase finale de la réponse sexuelle dans laquelle le corps revient à son état normal, ce qui, chez l’homme, se produit tout de suite après l’éjaculation. L’érection pénienne diminue instantanément de 50 % et le reste se perd sur une durée un peu plus longue. La résolution est un processus graduel qui peut prendre jusqu’à deux heures. Toutefois, la durée de cette phase finale dépend fortement de l’aboutissement de l’orgasme. Si l’orgasme n’a pas eu lieu, de l’irritabilité et de l’inconfort peuvent se manifester et durer quelques heures. Si l’orgasme a eu lieu, la résolution peut prendre 10 à 15 minutes, avec une sensation de calme et de détente. Les rythmes respiratoire et cardiaque et la pression artérielle reviennent à la normale. A cause d’une absence de période réfractaire, les femmes peuvent avoir des orgasmes secondaires multiples. En revanche, la grande majorité des hommes ont après l’orgasme une période réfractaire pendant laquelle un nouvel orgasme n’est pas possible. En fait, en moyenne, les hommes qui sont dans la fin de la trentaine ne peuvent être restimulés avant au moins trente minutes. Au-delà des années d’adolescence, très peu d’hommes restent capables d’avoir plus d’un orgasme lors d’un rapport sexuel. Cela dit, la plupart d’entre eux se sentent sexuellement rassasiés avec un orgasme. La tension musculaire est généralement tout à fait dissipée dans les cinq minutes qui suivent l’orgasme et le mâle se sent détendu et somnolent.

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